Vipassana, terre sacrée

L’enveloppe de l’armure vient de tomber. Une ouverture sur la sensibilité et l’exibhition me côtoient depuis mon retour d’une retraite de méditation de 10 jours en silence à Vipassana. Une épreuve marquante qui s’est infiltrée au coeur de mes racines internes. Un moment où la vie extérieure ne faisait plus partie de mon quotidien. L’espace d’un instant, tout devient un rêve qui roule en boucle dans ton esprit. Le sentiment d’être confiné dans une boîte interne, recouvert d’une boîte monastique et le tout enveloppé d’un toilage épais de règles rigides. Une recette qui permet à une rebellion d’être confrontée à elle-même.

Par contre, ce fût dans ces circonstances extérieures froides que la pureté de la chaleur interne a permis de naître. Cette vérité qui réside en nous et en tout, celle qui nous met inconfortable dû à sa capacité à nous dévoiler avec justesse notre dualité. Étant comprimée dans cette boîte de miroirs, les facettes qui te composent ne peuvent qu’être découvertes et l’amour du soi y est exposé en toute tranquillité. Cette trouvaille démontre une grande douceur pendant ce périple, comme une couverture qui te permet de garder un esprit sain et te concentrer vers la quête de vérité.

Chaque journée avait son propre micro-climat émotionnel qui était exploité sans limite, que ce soit physique, psychologique ou même spirituel. Tout y est passé, sans discrimination.

Les quatre premières journées furent remplies de questionnement face à mon auto-flagellation de cette pratique. La montée de l’impatience mariée avec une envie viscérale d’être dans l’action m’ont suivie méticuleusement durant cette période. Éventuellement, l’esprit s’est fait soigneusement dompter par la persévérance. La quête de ces moments de paix d’esprit et de connexion puissante avec ton intuition profonde m’ont soulevée jusqu’à la fin. Cet instant où l’harmonie de ces deux pôles frôle la raison de notre existence sur cette terre. Cette subtilité qui nous habite continuellement mais qui ne se fait pas entendre due à la pollution de notre propre insécurité à son égard.

Parfois le corps se manifestait, prit de panique, en envoyant des ondes de détresse afin de prendre repos. Chose qui n’était pas toujours possible durant les 6 à 8 heures de méditation quotidienne. Étant dans un environnement clos avec soi, tout est amplifié, que ce soit les pensées, les sentiments, les odeurs, les émotions, la douleur, tout !

Ceci fût l’expérience dont je suis sincèrement heureuse d’avoir accomplie.  Une sage personne m’a dit avant de quitter : ” Bon voyage en toi ! ” et ces quatre mots n’ont été que justesse. Avec maintenant quelques jours de repos, ma fragilité entourée d’une force n’est que plus présente. Elle se veut une douceur fortement centrée qui est enveloppée de conscience.

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