La hantise du corps

Dernièrement, certains démons du passé viennent me hanter. Croyant me connaître mieux avec les années et ainsi avoir acquis assez d’outils d’envergures afin de les contrer, et bien non..ils sont toujours là dans ma tête. Heureusement, ils me parviennent dans un état plus dilué, comme un rappel qu’ils sont toujours présents et qu’ils tiennent encore fermement la ficelle du contrôle restante. L’appréciation de mon corps physique est une relation bipolaire où certaines journées je suis en amour avec lui et tout ce qu’il me permet de faire puis le lendemain,  il me déplaît complètement. Mes pensées, porteurs de mots lourds, ne font qu’enchérir ce sentiment profond et puissant.

Ayant combattu dans le passé ces épisodes destructeurs, je me juge encore plus de tomber dans cette même boucle. Je ne parviens plus à trouver ma motivation et mon équilibre d’autrefois. Possiblement le fait que mon rythme de vie a diminué drastiquement depuis l’été. Je ne bouge plus autant. L’hiver est d’une dureté pour mon corps; possiblement l’élément déclencheur de mon hibernation profonde cette année. Certains diront que je fais beaucoup d’heures de yoga par semaine et que ça devrait suffire, possiblement oui  mais je ne lui demande aucunement la même dépense énergétique d’autrefois. En toute sincérité, depuis ma dernière chirurgie, l’envie de m’entraîner est partie du même coup que mes hernies ombilicales. Je n’ai plus envie de lever des charges lourdes ou même de faire souffrir mon corps avec le célèbre motto “No pain, No gain” , ça ne me dit plus. Cette flamme qui était si brillante s’éteint tranquillement. Ce qui fait en sorte que mon corps changent, se transforme et ainsi, il perd sa musculature si durement gagnée au cours des années et fait place à la chair qui s’installe confortablement autour de mon bassin. Maintenant, je bouge de façon récréative et éclectique mais ce n’est pas suffisant. La paresse me gagne silencieusement et je le sais.

Je me sens naviguer maladroitement entre l’acceptation faussaire de mon corps et le regard hautement analytique de ses imperfections. La compassion avec mon corps et l’acceptation de celui-ci sont deux idéaux qui me semblent si loin d’être atteint aujourd’hui. Ceci me fait réaliser qu’autant nous croyons avoir terminé avec certains aspects de nous-même, il reste toujours une série de du polissage à effectuer et le tout dotée de patience et d’amour pour soi au passage.

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La beauté se trouve sous plusieurs formes.

 

 

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